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La Montagne de la Juratena

La Montagne de la Juratena

Samaël Aun Weor

Première édition, Mexico, 1959

Chapitre 1 : La Montagne de la Juratena

Errant sur les chemins du monde, Oramammé, le vieil ermite, pénétra un jour dans l'épaisse forêt d'un vieux pays. Oramammé était né à Bogota, capitale de ce pays ensoleillé qui a pour nom la Colombie. Oramammé, le vieil ermite, habitait dans l'épaisse forêt de ce vieux pays.

Un jour tout plein de soleil, Oramammé, accablé de fatigue après une longue marche, affamé et assoiffé, arriva près d'une cabane ; il s'y rendit et demanda à manger. Oramammé était un vrai mystique, rempli d'amour et de sagesse. Quand Oramammé s'asseyait à une table, son repas devenait mystique.

Rappelons-nous le Grand Maître Jésus le Christ. Lorsque le Divin Maître voulait donner un enseignement spécial à ses disciples, il les invitait à prendre le repas avec lui. Pour Oramammé, le repas était une véritable onction mystique.

Ainsi donc, en ce jour gorgé de soleil, Oramammé avait faim et soif. Durant le repas, le vieil ermite resta silencieux. Il écoutait la conversation de quelques vieux montagnards du pays, qui ne savaient ni lire ni écrire.

Ces campagnards rudes et simples, ces hommes au visage brûlé par le soleil des Tropiques, parlaient de la montagne de la Juratena. Ils disaient des choses insolites, des choses étranges. « Écoutez, il va pleuvoir ! » disait l'un. « Comment ça ? », demandait un autre. « Ouais ! », s'exclamait un troisième. « Vous n'avez pas entendu l'énorme bruit de pierres qui dévalaient de la Juratena hier soir ? », reprenait le premier. « Ha, pour sûr ! J'ai entendu », répondait un autre.

Ainsi se poursuivait la conversation de ces montagnards, de ces pauvres habitants de la forêt, qui ne savaient ni lire ni écrire. Ils parlaient, et Oramammé, le mystique solitaire, écoutait.

Tout d'un coup, le vieux mystique se leva de table et se dirigea vers le groupe de paysans qui causaient tranquillement à la porte de cette cabane solitaire. Les hommes se turent et regardèrent Oramammé, s'attendant à ce qu'il leur demande quelque chose.

Le vieux mystique, après avoir salué courtoisement les campagnards, leur demanda : « Montrez-moi la Juratena ! Où se trouve cette mystérieuse montagne ? ». Le plus vieux des montagnards, pointant l'index vers une haute montagne qui se dressait au-dessus des arbres, répondit : « Regarde bien, tu vois cette montagne, là-bas, qui s'élance comme une aiguille vers le ciel ? C'est la Juratena ! ». Tous les regards étaient tournés vers l'endroit que le vieil homme désignait. Oramammé s'exclama, rempli d'admiration : « Oui, je vois ! La Juratena semble vraiment une aiguille neigeuse perçant l'immensité concave du ciel ! ».

Au pied de cette montagne élevée chemine paisiblement une large rivière aux eaux profondes et claires. C'est le Rio Minero, qui arrose la région de Boyaca. La mystérieuse montagne qui porte le nom de Juratena est située dans cette contrée.

Puis les campagnards confièrent à Oramammé des choses prodigieuses, ils lui racontèrent ce qu'ils savaient sur la Juratena. Ils lui dirent que lorsqu'ils voulaient faire pleuvoir, ils mettaient le feu à la montagne, et la pluie était alors inévitable. L'un de ces paysans rapporta à Oramammé le cas d'un neveu à lui qui se risqua un jour à explorer les abords escarpés de la Juratena. Le jeune homme se promenait sur les rives tropicales de la rivière, lorsqu'il aperçut un temple merveilleux incrusté dans le flanc rocheux de la Juratena. Trois portes gigantesques permettaient d'entrer dans ce mystérieux temple. Lorsque le jeune homme voulut pénétrer dans le temple, il recula, horrifié ; il venait d'apercevoir, à l'intérieur, de nombreuses écailles de serpent ; il s'enfuit, terrorisé. Le jeune homme revint, plus tard, à cet endroit solitaire et mystérieux, mais il ne put retrouver le temple, comme si les roches millénaires l'avaient absorbé, englouti. L'énigmatique disparition laissa le jeune homme fort perplexe.

Un autre paysan raconta au vieil ermite qu'il était monté une fois jusqu'au sommet de la montagne. À proximité de la cime, l'homme rencontra des marches taillées dans la pierre par on ne sait quelles mains millénaires. Lorsque le pauvre montagnard voulut gravir le mystérieux escalier, il fut arrêté par une pluie de pierres lancées il ne savait par qui. Soudain il recula, épouvanté : un énorme bloc de pierre roulait vers lui. L'homme eut tout juste le temps de se jeter derrière une grosse souche, échappant ainsi à une mort horrible.

Les récits se succédaient, plus étranges et énigmatiques les uns que les autres. Un autre montagnard raconta que quelques explorateurs avaient décidé de grimper jusqu'au faîte de la Juratena. Au cours de leur ascension, ils croisèrent des enfants qui les interrogèrent sur l'objet de leur excursion ; puis les enfants demandèrent aux explorateurs : « Vous voulez quelque chose ? Vous désirez quelque chose ? ». Les explorateurs répondirent : « Ah ! Si vous pouviez faire en sorte que nous trouvions dans la rivière un gros poisson, parce que nous commençons à avoir faim ! ». Les enfants dirent alors, le plus naturellement du monde : « Allez là-bas, à la rivière, vous aurez ce que vous avez demandé ! ». Lorsque les explorateurs redescendirent de la montagne, intrigués et incrédules à la fois, ils jetèrent l'hameçon dans les eaux de la rivière, et ils prirent bientôt, à leur grande surprise, un énorme poisson dont ils se régalèrent joyeusement.

En évoquant les merveilles de la Juratena, ces paysans avaient un air extatique. Oramammé écoutait et méditait. On disait beaucoup de choses de cette mystérieuse montagne. Des ingénieurs allemands qui avaient parcouru la montagne assuraient qu'elle était riche en émeraudes. Cette forêt impénétrable qui encerclait la Juratena était imprégnée d'un air de mystère, des milliers d'oiseaux de toutes les couleurs remplissaient l'ombrage de leurs chants ineffables. On observait partout des arbres séculaires, gigantesques, et l'on découvrait des profondeurs insondables, peuplées de reptiles et de singes. Les habitants de cette forêt craignent le tigre qui se tapit derrière chaque broussaille. La forêt est un mystère impénétrable, un monde plein d'étranges surprises, un monde que l'homme ne connaît absolument pas. Dans les forêts, il existe des lois et des forces inconnues des physiciens et des chimistes. Il y a des choses, dans la forêt, que l'homme « académique » de la ville ne soupçonne pas le moindrement.

Chapitre 2 : Le Temple de la Juratena

Les récits de ces paysans produisirent un formidable effet sur l'esprit d'Oramammé, le vieil initié aux Grands Mystères. Le mystique voulait tenter l'ascension de la Juratena, il voulait grimper jusqu'à sa cime neigeuse. Cependant, l'entreprise était hérissée de difficultés : il fallait apporter des vivres pour quinze jours, s'enfoncer dans le gouffre de cette forêt profonde. Et le vieux mystique n'avait pas d'argent pour payer les services d'un guide et acheter des vivres.

Un matin, avant le lever du soleil, le vieil initié combina subtilement le sommeil avec la méditation. Le vieillard avait beaucoup sommeil, il était dans un état de somnolence ; c'est alors qu'il décida de méditer profondément sur la montagne de la Juratena. Le résultat fut merveilleux. Oramammé vit la montagne de la Juratena enveloppée d'une nuée. La nuée se dissipa lentement et alors apparut, devant la vue clairvoyante du vieux mystique, un temple magnifique, avec son harmonieuse coupole et ses majestueuses colonnes de marbre. Un chemin conduisait à cet admirable Temple-Cathédrale. Oramammé s'était dédoublé, sans savoir comment ni à quel moment. Ce dédoublement fut le résultat de la sage alliance de la méditation avec le sommeil (ou le demi-sommeil).

Le vieux mystique marchait à présent en corps astral, en direction du temple. Un groupe de Maîtres, vêtus de leur tunique de gloire, sortaient pour le recevoir, pleins de joie et d'amour. Oramammé était en extase. Il n'y a pas de plus grand bonheur que de se sentir l'âme libérée, délivrée. Dans les mondes supérieurs, le passé et le futur fraternisent dans un éternel maintenant. Là-bas, le passé et le futur n'existent pas ; là-bas, la vie est un éternel présent, un éternel instant.

Lorsque le vieil Oramammé franchit le seuil du temple sacré de la Juratena, les saints Initiés de ce vénérable sanctuaire lui remirent une cuiller d'argent sur le manche de laquelle on pouvait lire l'inscription suivante : Un aliment de la Fraternité Blanche Universelle. La cuiller contenait du miel d'abeille pur.

Invité par les saints Maîtres, le vieux mystique pénétra dans le merveilleux Sanctum du temple de la Juratena. Dans ce Sanctum, on apercevait un chandelier à sept branches, en or massif ; et au centre il y avait une table et quelques chaises. Oramammé fut invité à prendre place et, presque aussitôt, il se retrouva assis à la table.

Un grand Adepte de la Loge Blanche, également assis à la table, vint se placer en face d'Oramammé. Cet Adepte, vêtu de sa tunique de Gourou, regardait intensément le mystique ; de ses yeux pénétrants et divins, le Maître semblait examiner intérieurement le vieil initié. Oramammé, rempli d'extase, s'exclama : « Maître, je suis venu te demander l'Initiation ! Accorde-moi l'Initiation, je ne veux qu'une chose et c'est l'Initiation ! ». Ainsi s'écria le vieil initié, plein de désir, plein d'extase.

Le saint Gourou de la Juratena, imprégné d'une terrible sérénité qui causait de l'étonnement, répondit : « Je te donnerai le Pain de la Sagesse ». Ces paroles du Gourou émurent jusqu'en son tréfonds l'âme du vieil initié.

À cet instant entra dans le Sanctum un autre Maître du temple. Ce Maître portait un plateau en argent sur lequel il y avait du pain. Cet humble serviteur déposa le plateau d'argent sur la table, puis fit une respectueuse révérence et se retira.

Instruisant Oramammé, le Gourou prit alors la cuiller d'argent que le vieux mystique tenait encore dans sa main levée, et il versa le contenu sur le pain. Après quoi il donna à manger à Oramammé ce merveilleux pain. Le vieux mystique, tout en mangeant ce pain enduit de pur miel d'abeilles, méditait sur l'admirable symbolisme de l'offrande qui lui était faite.

Lorsque le digne vieillard eut fini son repas, le Maître prit de nouveau la parole : « Maintenant, dit-il, tu vas prendre un flacon d'huile de ricin à jeun. Il faut que tu nettoies ton estomac ». Le vieux mystique comprit que quelque chose d'important allait arriver et qu'il était pour cela indispensable d'avoir son estomac tout à fait propre.

L'entretien étant terminé, le vieil initié prit congé du Gourou et retourna à son corps physique, après avoir reçu la bénédiction du saint Gourou.

Cette expérience interne avait été merveilleuse, et Oramammé se sentait rempli d'une vitalité extraordinaire. De bon matin, le mystique se mit en route pour se rendre à la pharmacie la plus proche où il acheta une petite bouteille d'huile de ricin. De retour chez lui, Oramammé, obéissant aux ordres du Gourou de la Juratena, prit l'huile de ricin ; le mystique comprenait qu'il lui fallait purifier son estomac parce que quelque chose de merveilleux l'attendait.

La visite au temple avait produit chez le vieil initié une délicieuse sensation de volupté, qui dura plusieurs jours. En vérité, il n'y a pas de plus grande joie que de se sentir l'âme délivrée, affranchie des liens du corps physique.

Il existe de nombreux temples en état de Jinas. À Mexico, il y a le magnifique temple de Chapultepec, où demeurent également plusieurs saints Maîtres.

Le temple de la Juratena est l'un de ces temples en Jinas. C'est un grand temple de la Loge Blanche.

Chapitre 3 : Le Prince de ce Monde

Une autre nuit, la plus calme, la plus silencieuse des nuits, le mystique solitaire comprit que c'était l'heure. Il avait nettoyé son estomac, il était prêt.

Oramammé s'assoupit tranquillement, devenant un spectateur, un espion de son propre sommeil. Le vieux mystique surveillait secrètement le sommeil qui l'envahissait peu à peu. Lorsque le vieillard comprit que son corps s'était endormi, il se leva de son lit. Le résultat fut le dédoublement astral : il ne pouvait y avoir un autre résultat, c'était inévitable. C'est ainsi que l'on se dédouble, c'est la méthode pour « sortir en astral ».

Lorsque le vieil initié se trouva hors de son corps physique, il se mit à flotter délicieusement dans l'espace, avec son corps astral. La contemplation du ciel étoilé le rendit extatique. La nuit était sublime, ineffable. Empreint d'un grand enthousiasme et rempli d'amour, le mystique s'écria : « Maître, accomplis ce que tu as promis, car c'est l'heure, je suis prêt ! ».

Ainsi parla le solitaire, et de la Juratena vint un ordre télépathique. On ordonnait au mystique de descendre à l'Abîme. Il obéit sur-le-champ et descendit avec empressement dans cette région connue en Orient sous le nom d'Avitchi, dans le monde minéral submergé, avec ses neuf sphères dont parle l'Adepte Dante dans sa Divine Comédie. La huitième sphère de l'Abîme est la région où habitent les adeptes de la « main gauche », les Bonzes du Tibet, les Bonnets Rouges, les Ténébreux qui suivent les enseignements tantriques négatifs de Parsifal Krumm-Heller et de la secte Dag Dugpa, etc.

Ces Ténébreux qu'a dénoncés le Grand Maître Francisco A. Propato, détestent le Shamballa : ils disent que le Shamballa est la cité de la terreur et du mal, ils affirment que le Shamballa est le lieu de la violence, du vice, du négatif, de la force fohatique aveugle, et trente-six mille absurdités du même genre. En réalité, les serviteurs du Mahamara haïssent le Shamballa parce que c'est là que vit le Christ Jésus avec son corps ressuscité le troisième jour d'entre les morts. Dans le Shamballa vivent aussi, en compagnie du Christ, beaucoup de Grands Maîtres, de Fils de la Résurrection, qui ont immortalisé leur corps physique et qui vivent avec ce corps depuis des milliers, voire même des millions d'années. C'est pour cela que les disciples des Bonzes et des Dugpas détestent le Shamballa.

Dans l'Abîme, Oramammé rencontra des horreurs indicibles, des choses impossibles à décrire avec des mots. Dans ces régions infernales, le vieil initié fut attaqué par des bêtes monstrueuses. Là il comprit qu'il aurait à lutter contre le monde, contre le démon et contre la chair, s'il voulait parvenir un jour à l'Initiation Vénuste. En vérité, le Mariage Parfait, le travail avec la croix Tau, est le quatrième chemin, le sentier des Arhats gnostiques.

Là-bas, dans les profondeurs de l'Abîme, le vieux mystique pénétra dans une horrible zone sépulcrale, dans un cimetière épouvantable et fatal. C'était le cimetière de ses souvenirs, le cimetière du passé, rempli de pourriture et de tombes. Les tombes des souvenirs. Réellement, ce qu'on appelle le Moi, le Moi-Même, l'Égo, n'est autre qu'un amas de souvenirs.

Le vieillard erra au milieu des cercueils du passé, et sur chaque dalle sépulcrale, il vit un feu follet, une flamme fiévreuse qui brûlait, la flamme de la pensée. Assurément, la pensée est une fonction de la mémoire. La Vérité ne nous advient que lorsque nous en finissons avec le douloureux processus de la pensée. Le solitaire comprit tout cela, et lorsqu'il voulut sortir de cet affreux cimetière, il aperçut, à la porte grillagée de ce lieu funeste, un groupe de gigantesques spectres qui lui barraient le passage. Il vit aussi une pauvre âme qui souffrait l'indicible et ne pouvait sortir du cimetière, à cause des spectres du passé qui lui barraient le chemin. Cette âme souffrait atrocement.

Quelques Chelas qui marchaient près du mystique s'approchèrent de la pauvre victime et la bénirent. S'approchant à son tour, le mystique comprit que c'était sa pauvre âme esclave du passé, captive de la Némésis, du Karma, prisonnière de l'horrible roue du Samsara.

Le vieil homme se déplaçait à l'intérieur de son propre Être interne, à l'intérieur de son Intime. Rempli d'extase, il se rapprocha encore de sa pauvre âme et, plein d'amour, il la bénit. Et alors, cette âme s'écria : « Comment se fait-il que je vois sur ta tête une lumière bleue si divine, si différente de celle de tes compagnons ? ».

« Ah ! s'exclama le vieux mystique, c'est la lumière de mon amour, mon âme ! Viens, suis-moi ! ». Et affrontant les gigantesques spectres funéraires qui barraient le chemin, il fit sortir sa pauvre âme qui souffrait tellement.

Oramammé éleva son âme aux mondes de la Lumière, puis, empruntant un étroit et tortueux sentier, il parvint avec elle à la porte resserrée du Sanctum de la Grande Lumière.

Là, à la porte du Sanctum ineffable de la Grande Lumière, son saint Gourou l'attendait. Le mystique aimait son Gourou. Tout ce que le vieil homme avait appris, il le devait à son Gourou.

Le Gourou d'Oramammé était un Lémurien, un habitant de Mu. Ce Lémurien détenait l'Élixir de Longue Vie. Il était né en Lémurie et il conservait son corps lémurien grâce au merveilleux Élixir de Longue Vie.

Le sentier Tau nous conduit à la libération finale. Le sentier Tau nous confère le Nirvana, et si nous renonçons au Nirvana, nous pouvons alors demander l'Élixir de Longue Vie.

L'Arcane AZF est le fondement, la pierre angulaire du sentier Tau. Le yogi qui n'a pas reçu la clé de l'Arcane AZF dans l'Ashram Aryavarta ne sera jamais autre chose qu'un vain théoriseur, répétant comme un perroquet des vérités empruntées.

Lorsqu'Oramammé voulut pénétrer dans le Sanctum, son âme se transforma en un scorpion dont l'aiguillon acéré le blessa à la main. Le scorpion symbolise, assurément, les organes sexuels. Nous avons été blessés par le scorpion. Nous sommes sortis de l'Éden par la porte du Sexe ; et c'est par cette porte seule que nous pouvons retourner à l'Éden. L'Éden est la Sexualité elle-même.

Le vieux mystique fut étonné de voir son âme changée en scorpion.

Ceci nous rappelle la constellation du Scorpion. Le Scorpion influe sur les organes sexuels ; le scorpion nous frappe de son aiguillon. Sortis de l'Éden par les portes de la Sexualité, c'est par ces mêmes portes, et par elles seules, que nous pouvons y rentrer, car l'Éden c'est le Sexe.

Le vieil initié pénétra alors dans la Chambre de la Sainte Lumière où seul resplendit l'Esprit Universel de Vie. Cette divine et terrible Chambre était illuminée par une lumière blanche immaculée qui nulle part ne projetait d'ombre et qui donnait vie à tout ce qu'elle touchait. Oramammé était béat d'extase, au milieu de toute cette splendeur. Soudain son regard se fixa sur un très beau tableau qui se trouvait sur une table. Ce tableau sublime représentait le Martyr du Calvaire ; on y voyait le Golgotha dans toute sa divine et saisissante beauté. Le mystique s'absorba dans la contemplation de ce magnifique tableau que ni un Michel-Ange, ni un Raphaël, ni un Vélasquez, n'auraient pu exécuter avec un tel réalisme : ce tableau était vivant. Il dépeignait le grave épisode du Golgotha. On voyait le Grand Maître crucifié sur le Calvaire, sur le Mont du Crâne. Ses plaies saignaient, tous ses stigmates saignaient et le sang tombait sur la terre sacrée. Le sang coulait vraiment, la scène était imprégnée de vie. Ce n'était pas un tableau mort, mais un tableau vivant. Le soleil se dissimulait, à l'ouest, parmi des nuages rouge sang. Du corps de l'Adorable exsudait un sang vivant. Une impression d'immense douleur et d'amour infini se dégageait de cette scène. Au pied de la grande Croix, on apercevait les crânes des condamnés à mort ; ce lieu était, réellement, le Mont des Crânes, l'endroit où l'on mettait à mort, où l'on crucifiait les délinquants. La grande Croix dressée face au soleil qui se dissimulait au couchant, projetait sur le Mont des Crânes une ombre de mort. L'ombre de la Croix.

Rempli de douleur, Oramammé contemplait cette ombre. Celle-ci non plus n'était pas inerte ; elle semblait se mouvoir, changer de forme, elle avait une vie propre. L'ombre prenait peu à peu une forme humaine. Soudain elle se transforma réellement en un être humain ; elle vint s'asseoir résolument devant le vieux mystique qui, tout ébahi, la contemplait.

Cette ombre avait l'air d'une femme vêtue d'une tunique noire. Mais elle n'avait pas d'yeux. Seulement des orbites vides. C'était un spectre vêtu de noir, c'était la Mort. Cette figure décharnée, horrible, fixait de façon effrayante le vieux mystique ; elle le regardait de ses orbites funéraires.

Elle était dotée d'une force hypnotique terrible.

Oramammé l'affronta courageusement, face à face, sans défaillir. La lutte hypnotique et magnétique était mortelle, mais le vieil homme réussit à vaincre l'horrible spectre de la Mort. Et alors, le mystique s'exclama : « Fuis ! Écarte-toi de mes pas jusqu'à la consommation des siècles ! Tu seras mon esclave et je serai ton seigneur ! ». La Mort vaincue se leva de son siège, se dirigea vers la porte de cette Chambre sainte et sortit. Le mystique, se levant à son tour, s'en fut derrière elle ; il la suivit sur le tortueux sentier qui conduisait à cette Chambre sainte. De temps en temps, la Mort se retournait et faisait mine de revenir pour combattre le mystique solitaire. Mais chaque fois, le vieillard étendait la main vers elle et lui disait, d'une voix victorieuse : « Fuis devant mes pas jusqu'à la consommation des siècles ! Tu seras mon esclave et je serai ton seigneur ! ».

À la fin, la Mort s'enfuit définitivement. Le vieil initié se couvrit alors de gloire. Il avait vaincu la Mort horrible et décharnée ! Tout heureux, le vieux mystique retourna à la Chambre sainte pour communiquer son triomphe à son Maître. Le vieillard débordait d'allégresse. Il se sentait un héros, il parlait avec une voix qui l'étonnait lui-même ; il avait vaincu la Mort, il se sentait victorieux !

Lorsque le mystique entra dans la Chambre sainte, il trouva son Gourou assis dans un splendide fauteuil. Levant alors la main droite, le Gourou, désignant manifestement quelque chose, dit : « Et voici l'Administrateur ! » (L'Administrateur de la Mort). Oramammé vit alors un gigantesque squelette vêtu comme un prince médiéval. Ce spectre portait des pantalons courts, en velours, qui lui descendaient jusqu'aux genoux, de longs bas blancs très élégants, des souliers vernis avec de grandes boucles et une casaque en velours d'une grande élégance, comme celles que l'on portait au quatorzième ou au quinzième siècle.

Ce squelette gigantesque regardait de ses grandes orbites creuses et avait une attitude imposante, arrogante, terrible. Le mystique affronta l'horrible spectre avec la ferme intention de le vaincre, mais le squelette vêtu tel un Prince de ce Monde était supérieur en force. Le mystique retourna à son corps, en proie à la plus grande frayeur.

Le Prince de ce Monde est, sans conteste, le Moi psychologique que nous portons tous à l'intérieur de nous.

Nous devons faire une distinction entre l'Être et le Moi. L'Être est l'Intime, l'Âme Universelle à l'intérieur de nous-mêmes ; l'Être transcende le Moi, car il est universel. Le Moi est le Prince de ce Monde, hautain et pervers.

Plusieurs écoles philosophiques et spiritualistes parlent contre la personnalité, préconisent la vie impersonnelle, et la plupart commettent l'erreur de diviniser le Moi, de proclamer aux quatre vents l'existence d'un prétendu Moi Divin, ou Moi Supérieur, etc. Cela est une erreur très grave, car l'Être, l'Intime, la Monade, le Jivan-Atman, le Purusha, ou quel que soit le nom qu'on lui donne, est une parcelle de la grande Âme à l'intérieur de nous-mêmes, une goutte de l'Océan de Vie, une étincelle du grand brasier universel. L'Être transcende le Moi et l'Égoïsme.

L'Esprit individuel, cela n'existe pas ; seul existe l'Esprit Universel de Vie. Il faut en finir avec l'individualité, parce que nous sommes tous Un. Seul existe l'Esprit Universel de Vie, lequel a, comme la mer, de grandes et de petites vagues, des Dieux et des Deva, des élémentaux et des hommes. Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'Intime de l'homme et celui de la bête, du Dieu et du Deva ; tous ne sont rien d'autre que diverses modifications de l'Esprit Universel de Vie.

La goutte doit s'absorber dans l'océan et l'océan dans la goutte. H.P. Blavatsky disait : « L'hérésie de la séparativité est la pire des hérésies ».

Si les vagues de la mer pouvaient parler, elles diraient : « Nous, les vagues, nous sommes toutes l'océan, nous sommes la mer ».

Ainsi est l'Esprit Universel, comme la mer. Nous sommes tous Un. Si une vague se séparait de l'océan pour dire : je suis un individu, je suis un moi séparé, cela constituerait la pire des hérésies, cela serait inconcevable.

Chapitre 4 : Les Trois Traîtres d'Hiram Abiff

Les trois traîtres d'Hiram se nommaient Sebal, Ortelut, et le troisième, Stokin. Les trois traîtres furent décapités ; les trois têtes furent jetées au feu, et les cendres lancées aux quatre coins de la terre, aux quatre vents. Ces trois traîtres vivent à l'intérieur de nous-mêmes. Ces trois traîtres sont le Dragon Noir aux trois têtes, et les trois rebelles : le premier est le rebelle à la Nature, le second est le rebelle à la Science, et le troisième, le rebelle à la Vérité. Ces trois rebelles sont figurés dans la Bible par Coré, Dathon et Abiron.

Le premier traître frappe Hiram avec la règle ; c'est ainsi que les justes sont assassinés au nom de la Loi et de l'Ordre. Le second frappe Hiram avec le levier ; c'est ainsi que les préjugés et les croyances de chaque époque mènent à la mort les grands Initiés. Le troisième enfin achève Hiram avec le maillet ; c'est ainsi que la violence de chaque époque tue les justes et interdit la diffusion de la Doctrine Secrète. Ces trois traîtres contrôlent les trois corps appelés Corps Astral, Corps Mental et Corps Causal (ou Corps de la Volonté). Les grands clairvoyants ont étudié ces trois véhicules, mais malheureusement ils n'ont pas étudié ce qu'il y a à l'intérieur d'eux.

Le Corps Astral est contrôlé par Sebal, le père du désir. Le Corps Mental est contrôlé par Ortelut, l'horrible démon du mental, et le Corps de la Volonté (ou Corps Causal) est contrôlé par Stokin, le terrible démon de la mauvaise volonté.

Ces trois traîtres constituent ce que l'on appelle le Prince de ce Monde. La victime immolée est toujours le Christ interne de tout homme qui vient au monde. Hiram est notre Christ interne. Hiram est le Roi-Soleil. Le Roi est mort ! vive le Roi !

Le Christ fut assassiné par trois traîtres : Caïphe, le grand prêtre, Judas Iscariote et Pilate.

Il nous faut ressusciter le Christ à l'intérieur de nous-mêmes. Nous devons incarner le Verbe en nous. Cela n'est possible que si nous décapitons les trois traîtres.

Les vingt-sept Maîtres qui partirent à la recherche des trois traîtres se divisèrent en trois groupes de neuf. Ces trois groupes s'en allèrent le premier vers l'orient, le second vers le midi, et le troisième vers l'occident. Cela nous rappelle les trois portes du temple. Ces trois portes représentent l'Homme, la Femme et le Sexe. C'est en descendant dans la Neuvième Sphère (le Sexe), que nous pouvons rencontrer le Prince de ce Monde pour le décapiter.

Les Maîtres trouvèrent le premier traître caché dans la caverne du désir. L'un des neuf Maîtres s'introduisit dans la caverne où il poignarda et décapita le premier traître. Après quoi il se présenta devant le Roi Salomon en tenant la tête du traître d'une main et le poignard de l'autre. Et le Maître s'écria, en présence de Salomon : « Avec moi vient la vengeance ! ».

Le second traître fut découvert, par le second groupe de neuf Maîtres, réfugié dans la caverne du mental, à l'entrée de laquelle se tient toujours le chien du désir. S'approchant de la caverne, les Maîtres virent le chien endormi. Ils entrèrent sans bruit dans la caverne où ils surprirent le traître qu'ils garrottèrent et emmenèrent à Salomon. Ils arrivèrent à Jérusalem le dix-huitième jour de leur départ, dans la soirée, au moment où l'on quittait les travaux de la construction du Temple. Salomon condamna le traître à avoir le corps ouvert, la tête coupée et le cœur arraché.

Ces dix-huit jours nous rappellent l'arcane dix-huit du Tarot. Les ennemis occultes et secrets du mental nous guettent pour nous détourner du sentier de l'Initiation. Les neuf Maîtres qui découvrirent le second traître renvoient à la Neuvième Sphère. C'est seulement en descendant à la Neuvième Sphère que nous parvenons à décapiter le second traître.

Le troisième groupe de neuf Maîtres finit par trouver le troisième traître, après de longues recherches ; les Maîtres durent lutter avec énergie pour saisir le traître, car celui-ci se défendait furieusement avec la hache de la mauvaise volonté. Ils réussirent à saisir le troisième traître au moment où il tentait de se précipiter à l'abîme, du haut d'un rocher ; la mauvaise volonté et la désobéissance nous font toujours tomber dans l'Abîme. Les Maîtres ligotèrent le traître et l'emmenèrent à Salomon qui le condamna à avoir le ventre ouvert, les entrailles arrachées et la tête tranchée.

Les trois têtes furent exposées au bout de trois perches garnies de fer, aux trois portes du temple. Puis, ayant fait allumer un grand feu devant la porte principale, Salomon y fit jeter les trois têtes.

Nous devons descendre à la Neuvième Sphère (la Sexualité), pour décapiter les trois traîtres d'Hiram Abiff. Tous les grands Initiés du passé ont dû descendre à la Neuvième Sphère.

La clé secrète des Mystères Majeurs est le Grand Arcane. Cet Arcane est sexuel. Il peut et il doit y avoir connexion sexuelle. La clé se trouve dans l'union du phallus et de l'utérus. L'important c'est que le couple se retire avant la fin de l'acte sexuel, avant le spasme, avant l'orgasme physiologique, afin d'éviter l'éjaculation du Semen. Il ne faut pas répandre son Semen, ni à l'intérieur de la matrice, ni en dehors d'elle. Le désir refréné transmute la liqueur séminale en très subtiles vapeurs séminales qui, à leur tour, se convertissent en énergies solaires et lunaires, positives et négatives. Ces énergies électromagnétiques s'élèvent par deux fins cordons ganglionnaires qui s'enroulent autour de la moelle épinière ; ces énergies montent jusqu'au Calice ; ce Calice, c'est le cerveau. Ainsi le cerveau se séminise, ainsi le Semen se cérébralise.

Ce secret sexuel est l'Arcane AZF À l'aide de cet Arcane, nous pouvons rentrer à l'Éden. L'Éden est le Sexe lui-même. Nous sommes sortis de l'Éden par la porte du Sexe, et c'est par cette porte seulement que nous pouvons rentrer à l'Éden. Personne ne peut entrer au Paradis par de fausses portes, nous devons entrer par où nous sommes sortis. C'est la loi.

Lorsque les courants solaires et lunaires de notre liqueur séminale entrent en contact dans le Triveni, situé au niveau du coccyx, alors s'éveille la Couleuvre Ignée de nos pouvoirs magiques. Le flux ascendant de l'énergie du Troisième Logos, qui monte le long de notre moelle épinière, est l'épée flamboyante avec laquelle nous pouvons décapiter le Prince de ce Monde.

Grâce à l'Arcane AZF, tout être humain peut éveiller la Kundalini et se convertir en un Grand Maître de la Loge Blanche.

Chapitre 5 : Les Eaux du Rio Minero

Au pied de la Juratena court le Rio Minero (traduction littérale : la « Rivière Minière »). C'est une rivière aux eaux profondes et abondantes. Ces eaux sont « l'Or pur » des alchimistes. Ces eaux sont le Mysterium Magnum, l'Ens-Seminis, le Lapis Philosophorum, ou Pierre Philosophale. Ces eaux sont la Summa Materia, la Matière suprême, et le Menstrum universalis.

Le principe fondamental de l'Alchimie est le « Dissolvant Universel », le Semen christonique que nous portons à l'intérieur de nos glandes sexuelles. Il existe une foule de procédés alchimiques, mais tous concordent, car leur seul et unique objectif est de transmuter en or pur les métaux plus grossiers.

L'alchimiste kabbaliste transmute le plomb physique en or physique. L'alchimiste occultiste transmute le plomb de sa personnalité lunaire en l'or pur de l'Esprit. La clé secrète est l'Arcane AZF

L'Alchimie comporte trois aspects : un aspect cosmique, un aspect humain et un aspect terrestre. Ces trois aspects sont représentés par le Soufre, le Mercure et le Sel.

Le Semen est l'unique élément qui existe dans la nature. La chimie a classifié les métaux comme des éléments différents, mais il n'existe en réalité qu'un seul élément, unique et universel. Cet élément, c'est le Semen de nos vésicules séminales.

La transmutation d'un métal en un autre métal est possible, pour la raison qu'il n'existe qu'un unique élément, universel, l'Ens-Seminis. En réduisant tout métal à sa racine séminale, il peut être transmuté en or très pur.

En nous réduisant nous-mêmes à notre racine séminale au moyen de l'Arcane AZF, sans jamais répandre notre Semen, nous pouvons transmuter le plomb grossier de notre personnalité en l'or pur de l'Esprit. Nous élaborons ainsi l'Enfant d'Or de l'Alchimie. Et nous nous convertissons en Dieux.

Ceci n'est pas une théorie de plus, ce n'est pas une hypothèse, c'est l'unique chemin pour nous convertir en Dieux. C'est la seule clé. Quiconque ne passe pas par le chemin du Sexe perd misérablement son temps. L'eau est le symbole de la Grande Mère, de la Vache sacrée de l'Inde ou de l'Égypte ; dans toutes les théogonies, la Grande Mère est toujours associée à la lune. La Divine Mère est présente dans toutes les traditions : elle est Isis, Maya, Marie, Lucine, Diane, Astarté, Artémis, Calquihuitl, Adonia, Insoberte, etc. Il est intéressant de savoir que les grandes prédications du divin Maître Jésus le Christ ont toujours lieu près d'un lac ou d'une mer, ou à proximité d'une fontaine. Jésus fut baptisé dans le Jourdain ; il commença à prêcher à Capharnaüm, ville maritime de la Galilée ; c'est sur les rives d'un lac qu'il a rencontré ses disciples, des pêcheurs, et qu'il a multiplié les poissons et les pains ; il a marché en état de Jinas sur les eaux de ce lac, le lac de Gennésareth.

Ce lac est Jainesareth ou Jina. Nous voulons dire par ceci que ce lac était enchanté, pour ainsi dire, il se trouvait immergé partiellement à l'intérieur de l'Hyperespace : c'est cela l'état de Jinas.

La Doctrine du Salut orbite toujours autour des Mystères initiatiques du lac. C'est pourquoi la majeure partie de l'enseignement de Jésus en Galilée était associée symboliquement au lac, à l'eau.

Dans les Tours du silence des Parsis, avec leurs grands temples où s'étageaient harmonieusement des jardins chargés de fidèles, on représentait tous les drames des Grands Mystères sur les eaux tranquilles des Lacs sacrés. C'étaient de vivantes scènes astrales et éthériques, de véritables images cinématographiques qui apparaissaient sur la surface des eaux. Jamais il ne manquait un Jupiter initiateur, dans le lac, ou un Moïse sauvé des eaux.

Il existe, dans le monde, d'innombrables vestiges, documents, etc., témoignant de l'universalité des rites lacustres. Dans tout temple de Mystères, il y a un Lac sacré. Dans tous les Collèges initiatiques, on symbolise le Semen par un ruisseau ou une source dont l'eau ne se brouille, ne se corrompt jamais ; un ruisseau de lait dont le goût n'est jamais altéré, un torrent de vin suscitant le délire chez ceux qui en boivent, et un flot de miel pur, comme celui qui est versé sur le Pain de la Sagesse.

Les paradis hébreux étaient toujours des terres où coulaient en abondance le lait, le miel et l'ambroisie.

L'Eau de Vie ne peut être absente dans tout temple de la Loge Blanche. Dans les temples antiques, répétons-le, on représentait les Mystères sur ces lacs en Jinas.

Le Soleil et la Lune, le Feu et l'Eau de Vie, sont l'origine des mondes et des bêtes, des hommes et des Dieux. L'Éden est la cité sacrée aux neuf portes. La neuvième porte, c'est le Sexe ; la Neuvième Sphère de la Kabbale, c'est le Sexe. Bouddha, Jésus, Hermès, Mahomet, Dante, Pythagore, Zoroastre, etc., ont dû descendre à la Neuvième Sphère pour travailler avec le Feu et l'Eau, qui ont engendré mondes, bêtes, hommes et Dieux. Toute authentique Initiation blanche commence par là.

Le désir refréné transmute le Semen en vapeurs extrêmement subtiles. Les vapeurs séminales se convertissent en énergie, laquelle se bipolarise en énergie lunaire et en énergie solaire. Les énergies sexuelles bipolarisées s'élèvent ensuite par les deux cordons ganglionnaires jusqu'au cerveau. Lorsque les courants solaires et lunaires s'unissent, alors s'éveille le Feu sacré du Troisième Logos. Le flux igné du Troisième Logos, montant par le canal central de la moelle épinière, ouvre les sept centres magnétiques de la colonne vertébrale, les sept chakras.

L'énergie sexuelle est l'énergie créatrice du Troisième Logos ; lorsque nous faisons retourner l'énergie du Troisième Logos vers l'intérieur et vers le haut, nous devenons des créateurs dans les mondes supérieurs. Lorsque nous faisons retourner vers l'intérieur et vers le haut l'énergie du Troisième Logos, nous nous transformons en Dieux ineffables, en des êtres terriblement divins. Tout le secret, la seule clé, c'est d'opérer la connexion sexuelle sans jamais répandre notre Semen, jamais de toute notre vie. C'est là l'Arcane AZF

Celui qui croit qu'il existe un autre chemin pour parvenir à l'Adeptat, celui-là est absolument dans l'erreur.

Au nom de l'éternel Dieu vivant qui a créé le Ciel et les choses qu'il y a en lui, ainsi que la Terre et tout ce qu'elle renferme, moi, Samaël Aun Weor, Avatar du Verseau, je jure, par Lui qui vit à tout jamais, que c'est seulement et uniquement par l'Arcane AZF que nous pouvons nous transformer en Dieux tout-puissants.

Chapitre 6 : La Mort Vaincue

Le Feu du Troisième Logos est un feu spirituel, qui monte par le canal central lorsque nous travaillons avec l'Arcane AZF Ce Feu sacré nous octroie d'innombrables pouvoirs occultes. Le Feu nous donne pouvoir sur les tremblements de terre, sur l'eau et sur les vents, le Feu nous accorde le pouvoir de l'ouïe occulte, le pouvoir de la clairvoyance et le pouvoir de l'omniscience.

Le Feu du Troisième Logos est la Kundalini, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques. Nous comprenons maintenant pourquoi le jeune homme qui a exploré les rives du Rio Minero a rencontré des écailles de serpent lorsqu'il a voulu franchir la porte centrale du temple, découverte qui le glaça de terreur et provoqua sa fuite précipitée. Il faut descendre dans la Forge ardente de Vulcain (le Sexe) afin de trancher la tête de la Méduse avec l'épée flamboyante. Il faut descendre à la Forge ardente de Vulcain pour nettoyer les écuries d'Augias, les écuries de l'âme, à l'aide du Feu sacré. Il faut descendre à la Forge ardente de Vulcain pour retremper notre épée et conquérir le cœur de Vénus ; nous recevons alors l'Initiation Vénuste.

Lorsque Jésus a reçu l'Initiation Vénuste dans le Jourdain, il a, à ce moment précis, incarné le Christ. Quiconque reçoit l'Initiation Vénuste incarne l'Agneau immolé. Il entre dans l'âme et se transforme en elle, et elle, à son tour, se transforme en Lui. De cette symbiose, de ce mariage divin et humain, naît ce que notre Sauveur a appelé, avec tant de justesse, le Fils de l'Homme ; nous sommes alors des Dieux.

Il n'y a pas d'autre chemin pour parvenir à ces hauteurs ; celui qui prétend qu'il existe un autre chemin est en réalité un sot ignorant. Nous pouvons nous emplir la tête de théories, nous pouvons devenir membres de plusieurs écoles, nous pouvons étudier d'arrache-pied jusqu'au vieil âge, mais si nous ne travaillons pas avec l'Arcane AZF, nous n'éveillerons pas la Kundalini, et nous ne nous convertirons pas, non plus, en Dieux. Nous serons de pauvres théoriseurs, et c'est tout.

La seule clé qui soit, dans la vie, pour nous permettre de devenir des Dieux, c'est l'Arcane AZF Il n'existe aucune autre clé ; c'est l'unique chemin !

Tout Initié qui a travaillé dans le Magistère du Feu a le droit de recevoir l'Élixir de Longue Vie. L'Initié peut alors conserver son corps physique durant des millions d'années.

Lorsque l'Initié reçoit l'Élixir de Longue Vie, il meurt, mais ne meurt pas. En vérité, l'Initié passe, à ce moment-là, par le même processus qu'a vécu Notre Seigneur Jésus-Christ : comme Lui, il meurt et ressuscite.

Le troisième jour, le Grand Maître s'est transporté en corps astral auprès de son Saint-Sépulcre, après quoi il a invoqué son corps, lequel, répondant à l'appel, s'est dressé sur son séant, puis s'est levé, avec un grand bruit, et a pénétré dans le plan astral, les Anges de la Mort n'avaient pas encore tranché le cordon d'argent qui relie l'âme au corps physique. À l'intérieur du plan astral, les saintes Femmes, dans leur corps astral, ont traité le corps du Maître avec des onguents aromatiques. Ensuite, obéissant à des ordres supérieurs, le corps s'est rendu auprès du Maître, qui en a repris possession : flottant à l'intérieur du plan astral, le corps s'est mis debout sur la tête astrale du divin Maître, puis il est entré dans son âme.

C'est ainsi que le Maître Jésus a ressuscité, avec son corps physique en état de Jinas. En d'autres mots, le corps du Maître est à l'intérieur de l'Hyperespace. C'est dans cet état de Jinas que le Christ Jésus s'est présenté aux disciples d'Emmaüs et a dîné avec eux ; c'est dans cet état qu'il a apparu aux Onze, et dans cet état, toujours, qu'il a démontré à Thomas sa propre Résurrection. Après son Ascension, le divin Maître est allé au Shamballa, pays secret situé en Orient, au Tibet plus précisément. Dans ce pays en Jinas, le Grand Maître vit avec d'autres divins Maîtres de la Loge Blanche qui ont travaillé avec l'Arcane AZF et sont parvenus à la Résurrection. Les traditions musulmanes nous apprennent que le Maître de Mahomet était un Jina, un Maître des paradis Jinas, un homme qui avait obtenu l'Élixir de Longue Vie et dont le corps était immortel. Ce Maître, du nom de Khedr, était considéré par les musulmans comme un prophète. Khedr avait travaillé avec l'Arcane AZF Il fut le grand Maître de Mahomet.

L'humanité divine vit dans les paradis Jinas. Une foule d'êtres ineffables demeurent avec leur corps physique dans les terres de Jinas. Nous vivions jadis dans ces terres avec les Dieux élémentaux du feu, de l'air, de l'eau et de la terre C'était à l'époque de l'Arcadie, à l'époque où les rivières d'eau pure de la vie répandaient le lait et le miel.

Ceux qui veulent retourner à ces paradis doivent entrer par où ils sont sortis. Nous sommes sortis de l'Éden par la porte du Sexe, c'est par cette porte seulement que nous pouvons rentrer à l'Éden. L'Éden est le Sexe lui-même.

Cagliostro, l'énigmatique et puissant Comte, était un habitant des terres de Jinas. Il a vécu à l'époque de Jésus-Christ, il fut un ami personnel de Cléopâtre, il a côtoyé Catherine de Médicis, il fut le Comte Phénix, en Russie, etc. Cet homme était immortel, il guérissait les malades, transmutait le plomb en or et fabriquait des diamants de la meilleure qualité. On dit du Comte de Cagliostro qu'il apparaissait et disparaissait instantanément. Il guérissait les pauvres sans exiger de paiement en retour, mais les rois et les princes devaient verser de fortes sommes d'argent. L'énigmatique Comte de Cagliostro avait reçu l'Élixir de Longue Vie.

Zanoni était aussi un Maître puissant et merveilleux ; il avait été initié dans la Tour de Feu de la vieille Chaldée et il vivait avec son corps ressuscité dans les paradis Jinas Malheureusement, il est « tombé » lorsqu'il s'est épris d'une jeune artiste de Naples ; il est tombé par le Sexe. Nous nous élevons par le Sexe et nous tombons par le sexe. Nous pouvons, avec la Sexualité, nous transformer en ce que nous voulons, en Anges ou en diables, en Dieux ou en bêtes. Zanoni s'est laissé tomber et il est mort sur la guillotine durant la Révolution Française.

L'énergie du Troisième Logos coule dans la nébuleuse et dans l'atome. L'énergie du Troisième Logos organise le vortex de l'atome et le vortex de tout univers. Lorsque cette énergie est extériorisée vers le dehors et vers le bas, nous nous convertissons en démons. Lorsque nous la faisons retourner vers le dedans et vers le haut, nous nous transformons en Anges.

Nos organes sexuels sont le laboratoire du Troisième Logos. Le Troisième Logos est l'Esprit-Saint. Le Feu de l'Esprit-Saint monte par le canal central de l'épine dorsale.

Moïse fut le disciple d'un grand Maître des paradis Jinas. Moïse rencontra son Gourou, fait très significatif, au confluent de deux océans. Ce Gourou, après avoir instruit Moïse, s'est immergé dans l'Hyperespace, dans la Quatrième Dimension. Ce Gourou avait un corps de chair et d'os. C'était un immortel des terres de Jinas.

Quand nous décapitons le Prince de ce Monde, nous vainquons la Mort. Et alors nous nous exclamons : « Fuis devant mes pas jusqu'à la consommation des siècles. Tu seras mon esclave et je serai ton seigneur ! ».

« La mort a été engloutie dans la victoire. Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ? ».

Cher lecteur, si, après avoir lu ce livre, tu veux continuer à forniquer, éjaculant misérablement ta liqueur séminale, perdant ton énergie dans l'orgasme, ne te plains pas après cela du mauvais sort, ne te lamente pas sur ton malheur, et ne dis pas que la Loge Blanche ne t'a pas aidé. Les fornicateurs se convertissent en démons. Si tu ne nous crois pas, que nous importe, la seule chose qui nous intéresse, c'est de te donner la clé secrète de l'Initiation. Si tu méprises cette clé, si tu la rejettes, tu devras après la chercher avec des larmes de sang, car la Loi, la Némésis, le Karma, s'abattra sur toi.

Ne perds pas ton temps à théoriser. Travaille avec l'Arcane AZF Christifie-toi. Nous sommes tes amis et nous sommes prêts à t'aider.

Il faut sublimer nos énergies sexuelles jusqu'au cœur au moyen de la parole pure ; chacune de nos paroles doit être imprégnée d'harmonie, de paix, d'amour. Le verbe est sexuel, et si nous tenons des propos odieux, obscènes ou inharmonieux, les énergies créatrices du Troisième Logos se transmuteront en pouvoirs noirs et fatals.

Lorsque le garçon atteint quatorze ans, sa voix mue, il acquiert une voix d'homme ; simultanément, ses glandes sexuelles entrent en activité. Nous voyons par ceci l'intime relation qui existe entre le larynx créateur et les organes sexuels. Le Sexe et le verbe sont une seule et même chose, une même force divine et ineffable. Il faut travailler avec l'Arcane AZF et parler de façon harmonieuse et belle. On doit enseigner l'Arcane AZF avec modestie et sans vulgarité, de manière à la fois précise et pudique. On ne doit pas profaner la parole.

Au moyen de l'Arcane AZF, nous vaincrons la mort. Étudie, cher lecteur, mets en pratique et tu triompheras de la mort.

Chapitre 7 : Les Temps de la Fin

Une nuit, la plus pure, la plus silencieuse des nuits, Oramammé, profitant du sommeil de son corps, quitta son enveloppe corporelle et s'en alla dans les mondes supérieurs.

On trouve, au Mexique, un merveilleux cactus appelé peyotl. En mangeant cette plante, nous éveillons instantanément notre clairvoyance et nous pouvons sortir en corps astral avec pleine conscience. Il existe, en Amérique du, sud, une autre plante nous permettant de sortir en astral : c'est le fameux Yagué. Cette plante ne croît que dans les forêts de l'Amazonie ou dans les plaines de l'est.

Oramammé se rendit auprès de son Gourou et le pria de lui enseigner ce qu'il adviendra aux temps de la fin. La conscience du vieux mystique se transforma et il eut alors une connaissance directe du futur. Entrant dans une salle, il annonça à l'auditoire la proximité d'un grand cataclysme. Le mystique parla avec une conscience prophétique ; il prédisait un grand choc de mondes. Un monde s'approche de notre Terre, et lorsque les hommes essaieront d'établir leur domination sur d'autres humanités planétaires, alors surviendra le grand et inévitable cataclysme. Ce sera la fin. Quand cette masse planétaire pénétrera dans l'atmosphère terrestre, elle s'embrasera et, en tombant sur notre Terre, elle incendiera notre monde, et tout ce qui est vivant sera consumé dans le grand brasier. Il y aura alors un tremblement de terre comme jamais il n'y en eut depuis qu'il y a des hommes sur la Terre.

Le vieux mystique prophétisait la grande tragédie qui s'en vient, qui est aux portes. Et il décrivait ce qui allait se passer en des termes analogues à ceux du Coran (Sourate LVI, versets 1 à 42, et 51 à 56) :

« Lorsque l'événement arrivera, il n'y aura pas une seule âme qui mette en doute son arrivée. L'événement abaissera les méchants et élèvera les vertueux. Lorsque la Terre sera ébranlée par un violent tremblement, que les montagnes voleront en éclats et deviendront comme la poussière dispersée de toutes parts ; lorsque vous, hommes, vous serez partagés en trois groupes, il y aura les hommes de la droite (les brebis) et les hommes de la gauche (les chevreaux), et les derniers (les élus) seront les premiers. Ceux-ci seront les plus rapprochés d'Allah. Ils habiteront le jardin des délices ; il y aura un grand nombre de ceux-ci parmi les peuples anciens, et un petit nombre seulement parmi les modernes. Ils se reposeront sur des sièges ornés d'or et de pierreries, installés à leur aise et placés face à face ; autour d'eux circuleront des jeunes gens éternellement jeunes qui leur présenteront des gobelets, des carafes et des coupes, remplis d'une boisson limpide et exquise qui ne leur causera nul mal de tête, ni étourdissement. Ils auront à profusion les fruits les plus délicieux, et ils se délecteront de la chair raffinée des oiseaux les plus précieux. Près d'eux seront les houris aux beaux yeux noirs, les beautés pareilles aux perles rares et inestimables. Telle sera la récompense de leurs œuvres. On n'y entendra ni discours frivoles, ni paroles criminelles ; on n'entendra que les paroles : Paix ! Paix !

« Les hommes de la droite (ah ! Qu'ils seront heureux les hommes de la droite !) séjourneront parmi les arbres de lotus sans épines et les bananiers chargés de fruits du sommet jusqu'en bas, sous des ombrages qui s'étendront au loin, près d'une eau courante, au milieu de fruits en abondance que personne ne coupera et que tous auront la permission d'approcher ; et ils se reposeront sur des lits élevés. Nous avons créé les beautés du paradis dans une création à part ; nous avons conservé leur virginité, chéries de leurs époux et d'un âge égal au leur, elles seront destinées aux hommes de la droite. Il y en aura un grand nombre parmi les anciens, et un bon nombre parmi les modernes.

Ces versets du Coran confirment notre prophétie sur la fin des temps. Le vieux mystique a prophétisé la grande tragédie.

Oramammé parlait, et les gens riaient de lui. Possédant la conscience du futur, le vieillard circula dans les rues d'une grande cité, annonçant les temps de la fin. Personne ne le croyait, tous se moquaient de lui.

Cette ville était Babylone la Grande, la mère de toutes les fornications et de toutes les abominations de la Terre.

Le vieux mystique, toujours en corps astral, pénétra dans un laboratoire scientifique. Il y aperçut un être géant étendu sur le sol. Ce géant, qui avait l'aspect d'un grand intellectuel, dormait, et des scientifiques extrayaient l'énergie atomique de son cerveau et de son cœur. Ce géant est le colosse atomique de notre monde terrestre. Il dort et veut s'éveiller. Les hommes de science redoutent son réveil, mais pourtant, à l'aide de certains instruments, ils extraient de son cerveau et de son cœur l'énergie atomique. Le vieil initié savait que si le colosse venait à s'éveiller, il détruirait les scientifiques et le monde entier. Les scientifiques seraient victimes de leur propre invention. Le vieillard comprenait cela, il en avait clairement conscience.

Oramammé déambula ensuite dans les rues de la grande ville, la grande Prostituée de l'Apocalypse, dont le nombre est 666, et il eut la vision d'une haute tour de cristal qui s'élevait jusqu'au ciel. Cette orgueilleuse tour de fragile cristal menace les cieux étoilés. Cette tour, qui est une trahison envers l'éternel, représente la science matérialiste, qui hait Dieu. Le mystique vit, à l'intérieur de cette tour creuse faite de fragile cristal, de merveilleux avions-fusées qui montaient et descendaient ; des avions-fusées capables d'atteindre la lune et les autres mondes habités de notre système solaire. Cette tour sera bientôt mise en pièces. L'espèce humaine est pleine de présomption et d'orgueil, elle attire sur elle la catastrophe.

Il se produisit alors une chose terrible : le colosse atomique se réveilla et le vieil homme vit des choses qui dépassaient en horreur tout ce que l'on peut concevoir. Les couches supérieures de l'atmosphère terrestre furent profondément altérées par les explosions atomiques, et il y eut de formidables tremblements de terre et d'épouvantables raz de marée. Les villes s'écroulèrent comme des châteaux de cartes et des vagues monstrueuses, comme jamais on n'en avait vues, battaient les côtes dans un fracas d'enfer et submergeaient les terres. Il n'y avait partout que lamentations, faim, misère, guerres atomiques et maladies horribles causées par la radioactivité. Et tandis que le mystique contemplait cette scène, une planète s'approcha de la Terre et, en heurtant notre globe, enflamma tout ce qui était vivant, et il se produisit un tremblement de terre comme jamais il n'y en eut depuis qu'il existe des hommes sur la Terre. Ce fut la fin. Le vieux mystique, regardant toujours dans le futur, vit entre autres deux Maîtres aider les justes à échapper au désastre mondial. Puis il vit surgir une nouvelle terre, du fond de la mer, et apparaître un ciel nouveau. C'est sur cette terre nouvelle que demeurera la future grande Race-Racine, appelée la Race Koradhi. Les justes seront secrètement sauvés avant le cataclysme final.

Une autre nuit, le vieil initié vit une multitude d'êtres humains entrer dans les grandes villes ; des hommes de Vénus, de Mercure et de Mars. Les vénusiens étaient en tête du défilé. Ils avaient mis leurs disques volants sur nos camions. Ils avaient un beau visage et étaient de petite taille. Les mercuriens étaient un peu plus grands et ils possédaient une grande sagesse doublée d'un vaste savoir. Les martiens étaient de la même taille à peu près que la nôtre, mais leur sagesse n'égalait pas celle des mercuriens (ils étaient à un stade différent d'éveil, c'est tout). Le mystique comprit alors qu'avant la catastrophe finale, nous serons visités officiellement par d'autres humanités planétaires qui nous avertiront très sérieusement. Si nous n'obéissons pas, alors ce sera la fin, mais on nous accordera l'opportunité d'écouter « la loi et l'ordre ». L'homme de la Terre, hélas, n'écoutera pas et il sera passé au fil de l'épée de la Justice cosmique. Les hommes se sont lancés à la conquête de l'espace. Ils ont déjà mis le pied sur la Lune. Chaque pas que nous faisons dans la conquête de l'espace nous rapproche de la fin. Les bêtes humaines n'ont pas le droit de faire la conquête des mondes planétaires, encore moins d'exercer une domination sur les humanités de ces planètes.

Lorsque l'homme terrestre sera venu à bout de la fornication et de l'adultère, lorsqu'il se sera humilié devant l'Éternel, il aura alors réellement gagné le droit à la navigation interplanétaire. Mais l'homme veut conquérir par la force les espaces sidéraux, il veut s'en emparer par la violence, et le résultat sera la chute de la Tour de Babel avec laquelle, aujourd'hui comme hier, il menace le ciel étoilé. L'humanité sera une Tour foudroyée.

Les événements à venir frapperont durement la catholicité, et le clergé catholique souffrira beaucoup. L'être humain découvrira bientôt certaines formes de vie sur la face invisible de la Lune. On découvrira aussi que la Lune est riche en pétrole. La guerre entre l'Est et l'Ouest est inévitable. Il y aura une guerre nucléaire, on se battra sur la terre, sur l'eau, sous l'eau et dans les airs. Les armées orientales envahiront l'Amérique du Nord par mer et par le Détroit de Béring. Les États-Unis seront vaincus et New-York sera réduite en cendres dans très peu de temps. Les explosions atomiques altéreront la couche supérieure de l'atmosphère terrestre qui ne pourra plus filtrer les rayons solaires et le Soleil nous apparaîtra noir ; la Lune sera rouge comme sang car elle « appartiendra » aux Soviétiques. Ainsi s'accomplira tout ce que le Christ a annoncé pour la fin des temps. Ce moment est proche et nous y sommes ! Des pluies torrentielles causeront partout de graves inondations. La glace des pôles a déjà commencé à fondre ; le dégel de la calotte polaire apportera du froid et produira également de terribles inondations. Les explosions atomiques précipiteront ce processus de dégel. Le Vatican est sur le point d'être détruit. Toutes les conférences de paix et tous les arrangements diplomatiques échoueront. Tous les pays seront secoués par de violents tremblements de terre. La planète qui s'approche de notre globe provoquera le déplacement de l'axe terrestre, qui se verticalisera. Nous serons alors témoins de scènes dantesques. Lorsque cette gigantesque masse karmique sera à proximité de la Terre, tout le monde la verra, et l'homme enverra alors sur la Lune une merveilleuse fusée habitée par la gent scientifique ; cet énorme bolide karmique apportera la mort et la désolation, et les pervers de ce siècle rouleront à l'abîme.

La Russie et les États-Unis ne pourront s'accorder, et finiront par se faire la guerre et se détruiront. En 1962 a commencé une Ère nouvelle, l'Ère du Verseau. L'arrivée de cette Ère nouvelle signifie l'avènement du Christ et la chute de cette grande Babylone, la mort de cette race perverse, et un cataclysme effroyable.

Mais cette fois les justes ne paieront pas pour les pécheurs. Cela s'est produit déjà une fois, mais c'est fini, ce temps est révolu. Un monde qui a osé crucifier le Christ est, un monde déchu, dépravé. Ce monde sera détruit. Il ne peut en être autrement. Mais les justes seront sauvés secrètement. La future grande Race-Racine sortira de ces justes épargnés.

Il y aura un ciel nouveau et de nouvelles terres pour les justes. Les justes, ce sont les chastes. Quiconque répand son Semen, même s'il est marié, est par le fait même un violateur de la Loi, un fornicateur. Ce qui attend les fornicateurs, c'est l'Abîme et la « deuxième mort ». C'est la Loi.

Que les gnostiques se préparent pour la grande catastrophe qui s'en vient. Quant au jour et à l'heure où cela arrivera, personne ne les connaît, personne que le Père. Mais c'est aux portes, il n'y a pas de doute là-dessus !